Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 11:24
Ils étaient là, abrités dans une porte cochère, tellement serrés l'un contre l'autre qu'ils ne faisaient plus qu'un sous  le halo d'un pâle réverbère.
L'instant de passer devant eux, j'ai cru entendre comme un soupir.
A la porte suivante ils étaient encore là.
Leur petit rire m'est parvenu comme un bonbon pour l'oreille.
J'ai entendu vibrer la troisième porte de leur intimité évidente.
A toutes les portes de la rue, toutes les rues de la ville, ils étaient là s'embrassant, s'enlaçant de leur amour à faire pâlir les réverbères, et le soleil levant.
A faire trembler de honte cette ville qui ne les voulaient plus.  
  
hah
Partager cet article
Repost0
5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:59
Il m'a répondu avec une grenade dégoupillée dans chaque main. J'ai bien senti qu'il ne s'agissait plus de le contredire. De gros nuages noirs tournaient au dessus de ma tête. Des éclairs jaillissaient de son regard louche. L'orage n'était pas loin. A cet instant précis je me suis souvenu de ton dernier éclat de rire. Je lui ai planté en plein front et il s'est étalé définitivement de tout son long sur la rive droite du Rio Bravo. Ensuite je suis allé au Saloon de Mama Béa, pour offrir une tournée générale et assurer ma prochaine élection de shérif. Ce fut une belle journée.   hah
Partager cet article
Repost0
4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 11:09
Il y a des frères regardant si loin qu'ils offrent de nouveaux horizons.
Il y a le bleu de la voûte céleste, et toutes les couleurs au coeur de l'arc en ciel.
Il y a des labyrinthes où l'on croit se perdre et qui mènent vers soi.
Il y a des outils qui ne blessent pas les mains, mais pansent les plaies.
Il y a des décors pour un petit théâtre sans spectateur.
il y a parfois des comédiens des soufleurs...
                                     ...et quelques claques qui se perdent au poulailler.
Il y a un temps pour chaque chose de midi à minuit.
Il y a des cordons des chaînes, et cette liberté dans les offrandes de regards;
il y a des accolades et des signes distinctifs. Il y a l'avenir et le passif.
Il y a des mises à l'ordre et des gardes à vous qui en sont l'inversion.
Il y a des planches, du bois dont on fait  les berceaux, les cercueils et les grands brasiers.
Il y a des silences en musique et la musique des silences.
Il y a des excuses sans oboles et des oboles comme excuses.
Il y a des salaires sans chômage, et des grèves pour contempler l'horizon.


Il y a tout ça et tout un univers que je ne sais nommer. 
 
  hah
Partager cet article
Repost0
3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 18:12
Il a  fermé les yeux, très fort. Ce n'était que sa chambre et pourtant il a vu (il me l'a juré)
il a vu les jardins d'Arménie.
Il a ouvert la bouche, très grand. Ce n'était qu'une pluie de Novembre et pourtant il a bu
(il me l'a juré) il a bu à la source de l'Araxe.

Il a ouvert ses oreilles, très bien. Ce n'était que le vent sur la plaine, il a entendu (il me l'a juré) il a entendu des chants vers là-bas, en s'excusant de n'être pas plus précis.
Il a dit, vers là-bas...Il a tendu ses mains, très haut.
Ce n'était que ses mains (il me l'a juré) parmi trois millions de mains.
Il a ressenti une profonde douleur quand ils lui ont coupé. Il me l'a juré.                        hah

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 00:41
Le galop des licornes
rythme le ressac des vagues
sur l'écume des nuits.
Des agates multicolores
descendent les dunes
pour aller rouler dans l'océan.
Là, des dauphins souriant
les mettent sur le bout de leur nez
pour faire sourire les petits malades
que l'on promène
le long de la côte d'opale. 
 hah
Partager cet article
Repost0
1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 22:51
Depuis Akhénaton,
un scarabée se dandine en faisant le tour de la pyramide de Khéops.
Les touristes s'évertuent à faire des photos beaucoup moins bien
que les cartes postales du marchand ambulant.
Aucun d'eux n'a jamais photographié Khépri le scarabée.
Parfois il en est un peu triste, en se disant que les hommes ne changent guère.
Alors il continu de pousser le soleil devant lui,
comme n'importe quelle crotte le serai par un homme.      hah

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 17:48
     Jusqu'alors j'entendais ce double mot comme le titre de ce beau docu d'Agnès Varda;
Le mur de Berlin, et puis celui entre Israël et la Palestine m'avaient laisser penser qu'on était mal barré. Récemment, comme un échantillon de la boutique des horreurs il y eu celui de Nîmes (voir blog "Honte" 6 octobre 2009) Modeste, privé et tellement laid. Voici qu'à l'anniversaire de la chute du premier, l'évocation de nos craintes.
Des murs partout.
Autour des propriétés,des villes des pays. Oui c'est  ça, vous y êtes des châteaux forts du siècle, la grande muraille de Chine faisant des petits. Pour empêcher les miséreux venir nous envahir "on ne peut accueillir toute la misère du monde".
 Papa de ta tombe n'écoute pas ça.
Après la hideur du siècle passé craignons nous enfermer nous-même dans des havres d'égoïsmes. Et qui n'empêcheront rien. Car rien n'arrête l'expansion ni des êtres ni de l'univers.  hah
Partager cet article
Repost0
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 22:29
Ses bas de cendre auraient dû m'alerter. Quelque part entre ses cuisses une braise discrète veillait sur mon souffle. Le baiser de son maître entre son cou et sa clavicule fit vibrer dans le creux de la main la pointe d'un sein tellement à sa place. Vraiment j'aurais dû me méfier, car entre nous une perle de nacre échappée de son collier brisé, rayonnait dans son nombril comme un phare de naufrageurs des amours. Du bout des lèvres j'allais cueillir les autres aux frontières intimes comme les miettes de nos folles indecences. Oui, j'aurais dû me méfier. Je n'étais pas le maître, j'étais le prisonnier.  hah        
Partager cet article
Repost0
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 01:10

J'ai vu une ombre sur le mur de la gendarmerie, en forme de bordel dans lequel entrait une cohorte de bavarois. hah
Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 09:21
J'ai ouvert un blog comme un coffret à mémoire,
une boite à vivre,
un bidon d'émotions
un calice de rêves,
un espoir d'à-venir.

J'ai cueilli une pierre de garrigue,
comme une queue de lézard,
un coquillage mauve,
un pétale de pâquerette
un masque d'oxygène.
J'ai eu mal comme un frère oublié,
une dent malade,
une nuit sans étoiles,
un arbre penché,
un temple fermé.
J'aime comme un éclat d'amour,
une chrysalide de papillon,
un chat langoureux,
un archet son violon,
comme un cosmonaute la lune.
Je chante comme la pluie,
comme la source,
comme des bulles sur la vase,
comme le mistral dans les micocouliers,
comme la neige sous les pas des enfants.
Je fais comme. Comme ci comme ça et pourtant...je suis là.
 hah
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Hairabédian,sculpteur écrivant:
  • : Henri Aram Hairabédian de midi à minuit : le sculpteur dans son atelier, le romancier à sa table de travail vous fait partager ses recherches, ses émotions et cette petite fleur dans vos sourires. L'artiste s'épanouit au quotidien par ses sculptures - pierres de garrigue, marbres - et l'écriture de ses textes - romans, poésies, nouvelles.
  • Contact

Texte Libre

Nouvelle-image.GIF

Recherche

Pages