nouvelles et romans

Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 19:10

...

- Papa. Dis papa mon chéri. Sois mignon mon Théo dis papa. Pa…..pa pa-pa.

Il n’y arrive pas. Pas du tout. Il le pense très fort. Il emplit sa tête ce mot. Maman c’est vivant. Il sait dire maman. Mais papa, il n’y arrive pas. Elle met le bout de ses doigts sur ses lèvres comme a dit de le faire la dame de l’école. Ça lui chatouille la main et parfois même sous l’épaule. Il sourit. C’est tout. Rien ne veut sortir. Les mots sont cernés dans sa bouche. Depuis qu’il est parti ce papa, sans le temps d’un baiser ni l’instant d’un sourire, d’un “papa reviendra”. Le silence a broyé chaque mot, chaque lettre. Le p, le a, l’autre p et le dernier a.

Pas seulement papa. Mais aussi lait, dormir, manger, mal, vélo, dessin, oiseau, bon, bobo, bonbon. Même bonbon, il n’arrive pas à sucer ce mot pourtant presque aussi doux que maman. Il ne sait dire qu’un seul mot. Alors il va dans une école spéciale. Avec d’autres enfants du silence. Ils se parlent en faisant plein de gestes amusants. Les récréations sont cris de mouettes et de dauphins bleus. Quand l’un tente le coup des paroles c’est moche comme tout.  Elles ressemblent à des vêtements chiffonnés. Lui, il n’aime pas. Il préfère ne pas habiller ses silences avec les grimaces bien repassées de ses doigts…La plupart de ses copains, comme François ou Petit Paul n’entendent pas non plus. Mais ce Théo là entend tout. Sa maman Louise et la caresse rêche de sa robe de taffetas, le clapotis de la Garonne quand passe un bateau, le vent de la place Gambetta dans les arbres, l’orgue de barbarie du dimanche matin. Il entend aussi les klaxons des autos, une porte qui grince, le chat quand il miaule et griffe le tapis. Les rires des autres enfants et les colères des grandes personnes. Tout est doux à entendre puisqu’il est de cet âge où le silence dort et les rêves d’argent... ... ...hah

Par haira - Publié dans : nouvelles et romans - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 00:04

Une seconde, le train avance, s’arrête, repart. Hésite encore et enfin se dés-englue irrésistiblement de ses longues branches horizontales. Il ouvre ses lourdes ailes noires et sort de sa nuit dans l’éblouissement d’une clarté nouvelle.

Elle avance en même temps. Il lui lance un baiser, elle lui renvoie. Un instant leurs mains se détachent de leurs bras et se caressent au-dessus des têtes, les regardant sans trop y croire. Comme le retour des hirondelles.

La gare est vide. Il manque à celle qui reste, à celui qui s’en va, quelque chose depuis le départ du train. Personne ne comprendra vraiment leurs larmes discrètes pour immerger le trésor de l’absence dans le chemin du dedans.

Elle est devenue là-bas si petite c'est donc logique, elle pleure beaucoup dans la cathédrale métallique, vibrant encore d’une lointaine prière humide. Au premier virage, elle n’est plus qu'un point bleu ciel, étoile polaire froide, fragile, qui vibre et puis qui disparaît dans le hurlement de la locomotive.                    hah

Par haira - Publié dans : nouvelles et romans - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 00:32

…Pour cette ville étouffée par cette neige sale qui ne fondra jamais. Pour les amours qu’elle a chassés des bancs. Pour les jolis claquements des talons qu’elle a étouffés. Pour les jeux des enfants aux squares emmurés. Pour ton reflet maman dans l’eau de la rivière asséchée maintenant. Pour tous les arbres assassinés, pour la lune perdue et le soleil éteint.

Pour ce petit chat dans mes poumons, qui miaule et me griffe en dedans. Qui s’immisce partout jusqu’au fond de nous, malades et condamnés. L’hiver est permanent, à trop baisser la tête les printemps se sont peut-être dit pourquoi gâcher nos flots d’espérances et d’envies pour des êtres ne croyant plus en nous. Il y a vers l’est des lueurs incessantes évoquant des combats improbables, des volcans en irruptions  permanentes que sais-je ? Je tends l’oreille et ne perçoit que mon sang battant dans les tempes au rythme de mon cœur fatigué…     hah    (27/09/11 -00h35)                 

Par haira - Publié dans : nouvelles et romans - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 00:42

LIVRE.jpg               Ce petit livre d'artiste tiré à 100 exemplaires en 2008 est devenu introuvable. 

                                         Ci-dessous la page N°1 dite prologue:

 

Comme si tous les oiseaux du monde avaient oublié leurs chants.

Comme si tous les pollens, toutes les graines toutes les feuilles les fleurs et l’écorce au tronc du moindre micocoulier s’étaient flétris à l’instant même.

Comme si tous les rires d’enfants, tous les éclats de rire d’amants, tous les feux pétillants, toutes les harpes, tous les baisers dans la paume des mains, s’étaient évaporés.

Comme si.

Comme si le vent s’était définitivement couché de tout son long soupir sur l’immense bleu de toutes les mers, pour avaler la couleur, et les vagues et le sel.

Comme si comme ça.

Comme sa main s’arrêtant de trembler sous l’ultime perle de sa dernière larme.

... hah / www.hairabedian.fr

 

  

                                                ***°***

Par haira - Publié dans : nouvelles et romans - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 18:01

P254 COUV DIS-LUI SON NOM

A propos:

Jean-René G. de Paris me dit (entre autre) citant René Char:

"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience"

Merci encore cher JRG, j'aurais pu mettre "votre" citation en exergue de mon roman que vous me faites le plaisir d'aimer. hah

Par haira - Publié dans : nouvelles et romans - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 23:49

..."Je vais chez ma mamie au mois d'août à l'île de Ré.

Ma vieille bicyclette m'attend sous la véranda.

J'irais faire le tour de l'île en pensant à Krikor et tout les siens.

Merci de votre roman... ... ..."

         Elodie de Lyon le 9 Juillet 2011     (extrait)

P254 COUV DIS-LUI SON NOM

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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 19:39

P254 COUV DIS-LUI SON NOMAfin de vous offrir des "nouvelles du front"

je vous confie donc selon "arrivage"

des réactions concernant mon roman ci-contre.

 

Jean-Michel de Nantes m'a écrit:

 

-...et à quand un film de cette "aventure" qui est un  bon scénario évident...

Je lui dit ici:

-c'est prévu selon mon éditeur dès les premiers 250 millions d'euros de bénéfices !

 Merci de votre contribution bienveillante,

 amitié, henri aram Hairabédian

Par haira - Publié dans : nouvelles et romans - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 18:55

Tu déposes le P38 dans la poubelle à l'angle de la rue Pierre Charron et des Champs;

5h15 précise.

C'est la consigne. Le chargeur arrivera autrement, ce n'est pas son problème.

Il est arrivé à pied il gèle ce matin sur Paris. Il n'y a pas de poubelle. Il a continué à marcher vers la rue d'aprés. Une fille en voiture à ralenti à sa hauteur. Il lui a souri gentiment en faisant non de la tête, elle a haussé les épaules et foncé vers ailleurs. Il y a une poubelle au coin de la rue Marboeuf il jete l'arme dedans et s'éloigne en remontant le col de son manteau.

Il est 5h25.

Comme chaque jour il est arrivé au bureau à 9heures. La secrétaire de monsieur André lui a dit par dessus son épaule, tu as écouté la radio ils ont flingué un ambassadeur. Il a répondu ah bon. Oh toi de toute façon ne t'intéresse à rien a t'elle dit en se mouchant.

Il est 9h22.

Il a allumé son ordinateur et sur le site des collectionneurs de leurres pour la pêche il a noté dans la boite de dialogue: Josette remercie Pascal pour le sac étanche.

Il a cliqué envoyé; sa mission est terminée.

9h35

Il ouvre la page des contrats de la succursale bancaire, et pense a son petit café de 10 heures.            hah

 

 

Rien à voir, mais DIS-LUI SON NOM éditions Parenthèses, vient de paraitre.

A ne manquer sous aucun prétexte;  c'est la consigne

Par haira - Publié dans : nouvelles et romans - Communauté : ECRIMANIA ou le désir d'écrire...
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 23:59

P254 COUV DIS-LUI SON NOM

Voilà, le jour est enfin arrivé, il est en toutes librairies. S'il y reste dépend de ceux qui le feront exister. Vous savez qu'au bout d'un mois s'il ne trouve pas ces amateurs il disparaîtra, c'est la loi du marché. Je n'ose croire que trois années de travail, de secrets confiés dans un roman pour la première fois, peuvent ainsi s'évaporer. Alors, peut-être allez vous faire de notre outil internet un relais "magique" en impulsant une belle chaîne amicale des amis des arts. Je vous souhaite bonne lecture, salut et fraternité  ***  henri aram Hairabédian ***   (www.hairabedian.fr)

Par haira - Publié dans : nouvelles et romans - Communauté : FORUM LIBRE EXPRESSION
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 12:52

 

L’île de Ré et La Rochelle comme décor. Autour de l’atelier de reliure et Costa,

Jean se retrouve plongé dans une obsédante recherche pour recouvrer la mémoire.

Une malle, un carnet, des photos jaunies,quelques coupures de journaux,

des protagonistes de pays lointains...

À Chypre ou dans les rues d’Athènes,P254 COUV DIS-LUI SON NOMdes prénoms d’ailleurs rappellent une douleur

etun combat enfouis.

Des armes, des diplomates, des attentats...

 un terrorisme oublié.

Ce récit haletant, enrichi d’éclairages couleur sépia,

vient documenter une histoire qui trouve son origine

il y a près d’un siècle, ressurgit dans les années

soixante-dix et, « le temps passant », se conclut dans

une capitale caucasienne à l’ombre d’une montagne

symbole.

 Dire son nom, c’est toujours retrouver ses origines.

 

www.hairabedian.fr

 

 

Par haira - Publié dans : nouvelles et romans - Communauté : ECRIMANIA ou le désir d'écrire...
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