Tu occupes ma tête comme la mer un marin.
Il songe à chaque vague et pourtant la galaxie liquide
l'entraine de port en port.
Quand il laisse traîner sa main hors du bateau
tu le lèche et le mords.
Mais le froid de ta langue est au goût de la mort
vers laquelle, inexorable, il vogue à te
fuir et te chercher encore. hah
par haira
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journal intime
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SOUVENIR:
Tous les matins j'évite une herbe têtue qui pousse
dans une brisure du trottoir.
Les merdes de chiens plus nombreuses que les herbes.
De me faire écraser par les autos, plus nombreuses que les merdes.
Mais je n'arrive pas encore
à échapper à la bêtise des hommes de certitudes. hah
par haira
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journal intime
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Bourgeons, fleurs, feuilles,
Première abeille, premier papillon,
et l'ombre qui s'ouvre pour les tièdes giboulées.
hah
par haira
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Le moment venu puis-je mourir
avec autant de dignité
que d'indignité que vous exprimiez jadis
pour m'envoyer à la guerre ?
-Encore une coup de champ madame la baronne?
-Non, merci mon p'tit Henri ça m'fait péter. hah
par haira
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