Dimanche 8 novembre 2009
Le
hibou
 de la remise
  depuis longtemps:

Les pierres de la voûte
se courbent à son passage.

Les tuiles rougissent quand il hulule,
 et la poutre maîtresse  l'appelle mon petit voyou.

Le hibou de la remise garde son masque et sa chemise.
Le hibou de la remise est un peu folle... il se nomme Héloïse.
hah
A J.D.
Par haira - Publié dans : humour - Communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Samedi 7 novembre 2009
Il y eu... C'est clair, c'est trop, je veux dire, usine à gaz, gagnant-gagnant, j'en oublie et tous les anglissismes snobs où d'une sous-culture qui ne sait même pas son nom.
Et voici que VOILA !
Voilà, cet ignoble tic venu des dames des beaux quartiers pour dire que la "messe est dite" puisque tout est dit quand elles "causent," et que dans ce monde-ci, c'est "môa-quouâ-qui-détiens-la-vérité".

C'était donc suffisamment caricatural sur la manière de "penser" dans cette décadente classe bourgeoise, qu'il n'était pas indispensable que le mal s'étende. Maintenant dans toutes les bouches, sur toutes les lèvres, de Martine Aubry à Jojo de Montreuil ..."la messe est dite"...Voilà !     hah
Par haira - Publié dans : humeur - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Vendredi 6 novembre 2009
Il était assis sur ses chiottes pour manger son raisin muscat.
Il avait réalisé que c'était une chose qu'il n'avait encore jamais fait de sa vie,
et qu'il était grand temps de remédier à cette lacune.

Mais le coeur n'y était pas.
Un petipipi même pas sonore avait fini par le satisfaire,
 à l'instant de croquer le dernier grain violet.

On l'a retrouvé raide mort quelques jours plus tard
avec dans le creux de la main cette grappe sans raisin,
 comme un minuscule bonsaï déplumé.

Et puis la vie a continuée.
Les raisins de mûrir, les vécés de fuiter et les bonsaïs,
 de ne pas grandir plus que de raison.

Comme le raisin.
hah
Par haira - Publié dans : artiste - Communauté : artlibre
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Vendredi 6 novembre 2009
Ils étaient là, abrités dans une porte cochère, tellement serrés l'un contre l'autre qu'ils ne faisaient plus qu'un sous  le halo d'un pâle réverbère.
L'instant de passer devant eux, j'ai cru entendre comme un soupir.
A la porte suivante ils étaient encore là.
Leur petit rire m'est parvenu comme un bonbon pour l'oreille.
J'ai entendu vibrer la troisième porte de leur intimité évidente.
A toutes les portes de la rue, toutes les rues de la ville, ils étaient là s'embrassant, s'enlaçant de leur amour à faire pâlir les réverbères, et le soleil levant.
A faire trembler de honte cette ville qui ne les voulaient plus.  
  
hah
Par haira - Publié dans : actualité - Communauté : artlibre
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Jeudi 5 novembre 2009
Il m'a répondu avec une grenade dégoupillée dans chaque main. J'ai bien senti qu'il ne s'agissait plus de le contredire. De gros nuages noirs tournaient au dessus de ma tête. Des éclairs jaillissaient de son regard louche. L'orage n'était pas loin. A cet instant précis je me suis souvenu de ton dernier éclat de rire. Je lui ai planté en plein front et il s'est étalé définitivement de tout son long sur la rive droite du Rio Bravo. Ensuite je suis allé au Saloon de Mama Béa, pour offrir une tournée générale et assurer ma prochaine élection de shérif. Ce fut une belle journée.   hah
Par haira - Publié dans : humour - Communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Mercredi 4 novembre 2009
Il y a des frères regardant si loin qu'ils offrent de nouveaux horizons.
Il y a le bleu de la voûte céleste, et toutes les couleurs au coeur de l'arc en ciel.
Il y a des labyrinthes où l'on croit se perdre et qui mènent vers soi.
Il y a des outils qui ne blessent pas les mains, mais pansent les plaies.
Il y a des décors pour un petit théâtre sans spectateur.
il y a parfois des comédiens des soufleurs...
                                     ...et quelques claques qui se perdent au poulailler.
Il y a un temps pour chaque chose de midi à minuit.
Il y a des cordons des chaînes, et cette liberté dans les offrandes de regards;
il y a des accolades et des signes distinctifs. Il y a l'avenir et le passif.
Il y a des mises à l'ordre et des gardes à vous qui en sont l'inversion.
Il y a des planches, du bois dont on fait  les berceaux, les cercueils et les grands brasiers.
Il y a des silences en musique et la musique des silences.
Il y a des excuses sans oboles et des oboles comme excuses.
Il y a des salaires sans chômage, et des grèves pour contempler l'horizon.


Il y a tout ça et tout un univers que je ne sais nommer. 
 
  hah
Par haira - Publié dans : journal intime - Communauté : Textes à méditer
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Mardi 3 novembre 2009
Il a  fermé les yeux, très fort. Ce n'était que sa chambre et pourtant il a vu (il me l'a juré)
il a vu les jardins d'Arménie.
Il a ouvert la bouche, très grand. Ce n'était qu'une pluie de Novembre et pourtant il a bu
(il me l'a juré) il a bu à la source de l'Araxe.

Il a ouvert ses oreilles, très bien. Ce n'était que le vent sur la plaine, il a entendu (il me l'a juré) il a entendu des chants vers là-bas, en s'excusant de n'être pas plus précis.
Il a dit, vers là-bas...Il a tendu ses mains, très haut.
Ce n'était que ses mains (il me l'a juré) parmi trois millions de mains.
Il a ressenti une profonde douleur quand ils lui ont coupé. Il me l'a juré.                        hah

Par haira - Publié dans : journal intime - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mardi 3 novembre 2009
Le galop des licornes
rythme le ressac des vagues
sur l'écume des nuits.
Des agates multicolores
descendent les dunes
pour aller rouler dans l'océan.
Là, des dauphins souriant
les mettent sur le bout de leur nez
pour faire sourire les petits malades
que l'on promène
le long de la côte d'opale. 
 hah
Par haira - Publié dans : images - Communauté : artlibre
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Dimanche 1 novembre 2009
Depuis Akhénaton,
un scarabée se dandine en faisant le tour de la pyramide de Khéops.
Les touristes s'évertuent à faire des photos beaucoup moins bien
que les cartes postales du marchand ambulant.
Aucun d'eux n'a jamais photographié Khépri le scarabée.
Parfois il en est un peu triste, en se disant que les hommes ne changent guère.
Alors il continu de pousser le soleil devant lui,
comme n'importe quelle crotte le serai par un homme.      hah

Par haira - Publié dans : symbolisme - Communauté : Humour de tout genre
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Samedi 31 octobre 2009
     Jusqu'alors j'entendais ce double mot comme le titre de ce beau docu d'Agnès Varda;
Le mur de Berlin, et puis celui entre Israël et la Palestine m'avaient laisser penser qu'on était mal barré. Récemment, comme un échantillon de la boutique des horreurs il y eu celui de Nîmes (voir blog "Honte" 6 octobre 2009) Modeste, privé et tellement laid. Voici qu'à l'anniversaire de la chute du premier, l'évocation de nos craintes.
Des murs partout.
Autour des propriétés,des villes des pays. Oui c'est  ça, vous y êtes des châteaux forts du siècle, la grande muraille de Chine faisant des petits. Pour empêcher les miséreux venir nous envahir "on ne peut accueillir toute la misère du monde".
 Papa de ta tombe n'écoute pas ça.
Après la hideur du siècle passé craignons nous enfermer nous-même dans des havres d'égoïsmes. Et qui n'empêcheront rien. Car rien n'arrête l'expansion ni des êtres ni de l'univers.  hah
Par haira - Publié dans : humeur - Communauté : Les chroniques de la meute
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